samedi 31 mars 2007

Après Wikipedia, Citizendium

C'est Wikipedia mais avec des "experts" qui approuvent les contenus qui sont publiés et où les collaborateurs doivent utiliser leur véritable identité. Ah oui et c'est par ici.

Et voici la définition d'un wiki.

Les magazines québécois en chute

Près des trois quarts des magazines québécois, soit 34 des 46 publications répertoriées par le sondage PMB 2007, ont subi une baisse de lectorat cette année.

Du côté anglophone, Media in Canada conclut que :
  1. Bien qu'il ait augmenté par rapport à 2002-2003, le lectorat des magazines (110,5 millions) est le même qu'en 2005.
  2. Le temps de lecture moyen est de 41 minutes et le degré d'intérêt est de 6,8 sur une échelle de 10.
MAJ du 4 avril 2007
Chez Carat Expert, on se dit quand même préoccupé. "Je m'inquiète pour l'industrie du magazine, dit Thierry Gamelin, superviseur, recherche média. "Non seulement le nombre de lecteurs baisse, mais quand on regarde par exemple des titres comme Coup de pouce ou Châtelaine, elle est plus accentuée chez les 18-34 ans que chez leurs aînés. La tendance ne devrait pas aller en se renversant."
MAJ du 3 mai 2007
D'octobre 2006 à mars 2007, le tirage de 745 quotidiens américains a enregistré une baisse de 2,1 % soit une perte de 941 470 abonnés.


MAJ du 3 mai 2007
Le tirage du Journal de Québec a augmenté mais celui du Soleil a diminué, particulièrement le samedi, selon les données de l'Audit Bureau of Circulation (ABC) pour la période d'octobre 2006 à mars 2007.

Les internautes lisent plus

... que les lecteurs de quotidiens "papier". Dans le cadre de son étude EyeTrack07, Poynter a analysé les mouvements oculaires de 600 personnes pendant des sessions de lecture de 15 minutes.

Je retiens deux conclusions :

  1. Lorsqu'ils ont choisi de lire un texte en ligne, près de 75 % l'ont lu en entier. En moyenne, ils ont lu 77 % du texte comparativement aux lecteurs "papier" qui n'en on lu que 60 % environ.
  2. La moitié des internautes lisent de manière systématique et l'autre moitié par "balayage".
Lire aussi Comment on lit une page web.


jeudi 29 mars 2007

Étude 2006 de NADbank sur les quotidiens

Le taux de lecture des versions des quotidiens disponibles sur Internet a augmenté depuis 2001; année à partir de laquelle NADbank a commencé à sonder le lectorat hebdomadaire de ces versions dans les marchés où la version imprimée est également mesurée. En 2006, 16% des adultes ont lu ces versions au cours des sept derniers jours. C’est à Ottawa-Gatineau qu’elles obtiennent les meilleures portées avec 20%; suivent Halifax, Toronto et Kitchener avec 19%.

mercredi 28 mars 2007

Chercher ou créer

Il y a de ces billets que j'aurais vraiment aimé écrire. Recherche utilisateur vs expertise de Michael Carpentier en est un. Pour vous mettre l'oeil en appétit :

La recherche peut-elle devenir un ennemi de l’innovation?
À quoi sert l’expertise des professionnels que l’on embauche si toutes les décisions sont basées sur des résultats de recherche qui imposent des directions?
Il n’y a qu’une très faible différence (s’il y en a vraiment une) entre le taux de succès des produits conçus après de fastidieuses recherches et ceux qui sont simplement le fruit de l’expertise des concepteurs

Et surtout, l'exemple choisi est saisissant. Alez-y, allez-y ...

Exit les blogues ... vive les fanfics

Vous connaissez sûrement le phénomène des fan fictions, ces textes de fiction que des maniaques d’une télésérie ou d’un film inventent en se basant sur leurs personnages préférés.
Et bien non, je ne connaissais pas. Ces jeunes utilisent un forum non pour discuter mais pour créer. Moi qui pensait que les forums étaient morts et enterrés.

mardi 27 mars 2007

Les Canadiens, la politique et les médias en 2003

Une étude qui tombe pile en ce lendemain d'élections : Les Canadiens et leur rapport aux médias. Ici pour la version html et là pour le pdf.

L'article est fondé sur les données de l'Enquête sociale générale (ESG) sur l'engagement social de 2003 afin de voir comment les Canadiens qui suivent les nouvelles diffèrent de ceux qui ne le font pas. L'étude révèle que le niveau d'engagement politique que déclarent les Canadiens est influencé par la fréquence à laquelle ils se renseignent et au choix qu'ils font parmi les médias qui leur sont offerts.

Les personnes qui se renseignent assidûment participent à plus d'activités politiques. Toutefois, les données de l'ESG montrent que les types de média choisis ont une influence sur la participation à des activités politiques autres que le vote. Les personnes assidues aux nouvelles qui ne comptaient que sur la télévision avaient tendance à participer à moins d'activités politiques autres que le vote. En fait, pour ce qui est de leur engagement politique, les personnes ne comptant que sur la télévision pour se renseigner se rapprochaient beaucoup de celles ne suivant pas du tout les nouvelles. Cette étude vient appuyer d'autres travaux de recherche américains selon lesquels le faible taux de participation politique est lié au fait de ne suivre les nouvelles qu'à la télévision.

On y apprend aussi que :

  • Les Canadiens, et en particulier les personnes âgées, ont tendance à s’informer quotidiennement ;
  • La télévision est la source de nouvelles la plus répandue ;
  • L’Internet fait partie des sources consultées, surtout chez les jeunes ;
  • Les Canadiens aiment glaner les nouvelles de diverses sources ;
  • Les anglophones assidus aux nouvelles qui vivent en milieu urbain ont moins tendance à se fier uniquement à la télévision ;
  • Les personnes qui suivent étroitement les nouvelles ont davantage tendance à participer à des activités politiques autres que le vote.
Un résumé plus complet devrait suivre dans les prochains jours.

MAJ du 28 mars 2007
Portrait des consommateurs des différents médias
Télévision (91%)
- 45 ans et plus
- les femmes
- les personnes qui vivent en couple
- revenu annuel inférieur à 60 K$
- vivent au Québec

Journal (70 %)
- 45 ans et plus
- les hommes
- ont fait des études postsecondaires
- revenu annuel supérieur à 60 K$
- les professionnels et gestionnaires

Radio (53 %)
- les personnes âgées
- les personnes qui vivent en couple
- ont fait des études postsecondaires
- les professionnels et gestionnaires
- les anglophones et les Canadiens hors Québec

Internet (30 %)
- les jeunes de 19 à 24 ans
- les hommes
- ont fait des études postsecondaires
- les proffesionnels et gestionnaires
- revenus supérieurs
- les personnes nées à l'étranger
- les anglophones

À noter enfin que "Les francophones représentaient le groupe linguistique le moins enclin à se servir d'Internet comme source d'information.", qu'ils "consultaient le moins de sources (d'information) différente" et que "les pourcentages plus élevés de personnes se fiant uniquement sur la télévision pour s'informer se retrouvent à Montréal ou dans les régions plus rurales".

lundi 26 mars 2007

Ce que je pense du résultat des élections

  1. J'ai vu juste avec mes prédictions :-)
    Mais jamais je n'avais prévu qu'on déclarerait Jean Charest perdant pour ensuite le déclarer élu. Voir le post-scriptum !

  2. J'ai "perdu mes élections" :-(
    Je ne les ai jamais gagnées dans mon comté non plus :-)

  3. Je m'inquiète de voir le taux de participation demeuré encore à peine au-dessus de 70 % :-(
    C'est inquiétant quand on pense qu'autant de personnes pensent que leur opinion ne vaut pas la peine d'être formulée.

  4. Je célèbre la fin du bi-partisme, fédéraliste-souverainiste, avec lequel j'ai vécu depuis l'âge de 17 ans. Le PQ n'a pas été capable de renouveler son discours et le PLQ s'est fait dire que l'autonomie, c'était un choix valable. :-)
    La population se divise plutôt sur la question de la gestion des finances publiques.

  5. J'ai bien hâte d'analyser ou de lire les analyses de la répartition du vote selon les tranches d'âge. Mon hypothèse : c'est la génération des 25-40 ans qui a voté ADQ tandis que la mienne a voté PLQ et PQ. Peut-être que nous sommes vieux et que nos partis sont vieux :-)
    Belles remises en question en perspective pour les "jeunes vieux" ou "les vieux qui se disent jeunes" ;-)

  6. Je prends note que le courant conservateur a repris du "poil de la bête" et pas uniquement sur la toile :-(
    Mon vieux fond de militantisme, me dit à l'ouvrage donc :-)

PS: Ma citation de la soirée : "Avec une soirée aussi folle, je ne serais pas surpris que Jack Bauer ait été tué par des terroristes dans l'épisode de 24 diffusé ce soir." David, Antagoniste.net

MAJ du 28 mars 2007
Un graphique fort révélateur pour ceux et celles qui disent que ces résultats montrent la fracture entre Montréal et le ROQ (Rest of Quebec). Montréal est au cinquième rang des régions ayant connu la plus forte augmentation du vote adéquiste entre 2003 et 2005.

MAJ du 29 mars 2007
Gorge profonde laissera son blogue 33 jours sur la toile. Ceux et celles qui ne l'ont pas lu, devraient immédiatement se précipiter sur ce lien.

Les médias trad et la campagne électorale

Du pur bonbon que ces tableaux de David, d'Antagoniste.net.

  1. C'est clair que Mario Dumont a contrôlé la couverture médiatique.
  2. Le PLQ et l'ADQ ont eu plus de couverture des médias électroniques que des journaux alors que c'est le contraire pour le PQ, QS et le Parti vert ; simple coïncidence, meilleure organisation médias chez les deux premiers ?
  3. QS a eu une couverture médiatique plus importante que le Parti vert alors que les sondages placent ce dernier en avance de QS. J'ai bien hâte de voir les résultats ce soir.
  4. Intéressant aussi que les "sondages' aient eu un poids médiatique six fois plus imporant que l'environnement qui devait être un thème majeur de la campagne !

dimanche 25 mars 2007

La baladodiffusion est plus connue mais encore marginale

Selon Edison Media Research, la notoriété de la baladodiffusion est passé de 22 à 37 %, cependant le nombre de personnes qui ont écouté une émission radio n'a augmenté que de 2 % et de seulement 1 % dans le cas d'un vidéo.

Le profil de ces internautes est le suivant :

  • 49 % femmes, 51 % hommes ;
  • Les 55+ sont plus nombreux que les 18-24 ans ;
  • Plus scolarisés ;
  • Revenus dans la fourchette supérieure (75 K et +) ;
  • Passent plus de temps en ligne ;
  • Possèdent une télévision haute définition, une magnétoscope numérique, un iPod, etc. ;
  • Font plus d'achats en ligne.
(via Marketing Pilgrim)

vendredi 23 mars 2007

Des vacances illimitées mais...

Les employés de Netflix peuvent prendre autant de vacances qu’ils veulent. Cette entreprise de Silicon Valley qui permet de louer des films online et les envoie par courrier, ne compte pas les jours où les travailleurs sont absents. Compter le travail qu’ils effectuent lui semble suffisant.
...
Il faut dire que cette société dont le chiffre d’affaire à frôlé le milliard de dollars l’an dernier n’a que 300 employés à plein temps. Ils sont les seuls à bénéficier de la mesure. Le millier de travailleurs payés à l’heure n’y ont pas droit.

Ça, c'est de la nouvelle économie : 1 000 personnes exploitées pour permettre à 300 de bien performer ! (via le blogue d'Éric Baillargeon)

mercredi 21 mars 2007

Comment on lit une page web

Une étude réalisée par Jakob Nielsen et Tara Pernice Coyne en 2005 auprès de 255 personnes qui devaient réaliser des tâches précises pendant lesquelles on mesurait le mouvement de leurs yeux.

Principales conclusions :

  1. Nous balayons des yeux une page web pour trouver ce qui nous intéresse et ce n’est qu’ensuite que nous sommes prêts à lire (même s’il s’agit de longs textes) ;
  2. Les images « génériques », « sans contenu informationnel » sont au mieux oubliées au pire constituent des nuisances.
Les conseils
  • Utiliser en haut des pages, des titres et des sous-titres courts (les premiers mots sont les plus importants) ;
  • Raccourcir les titres et les textes ;
  • Utiliser des listes à puces, les caractères gras et les hyperliens pour attirer l’attention ;
  • Il vaut mieux laisser des espaces blancs que placer des photos « génériques ». Les portraits de « modèles » attirent peu l’attention.

Surprenant ou pas
Les hommes porteraient une attention spéciale aux parties génitales, peu importe qu’il s’agisse d’une photo d’humains ou d’animaux, alors que les femmes concentreraient leur attention sur la figure. (Beau débat en perspective :-)

(via blog.cguy.org)

MAJ

Lire aussi
Suivez le regard des internautes pour optimiser votre site, Jérôme Plantevin, Les Affaires.
Les internautes lisent plus

Comme chiens et chats

Afin de s'assurer que les formulaires sont bien soumis par des internautes et non par des "scripts" automatisés, de plus en plus de sites font afficher dans une image une série de chiffres et de lettres déformés qu'il faut re-taper. Cette technique s'appelle le CAPTCHA (pour Completely Automated Public Turing test to tell Computers and Humans Apart, ouf). Or, ce type de test est de plus en plus contourné par les "spammeurs" et irrite plus d'un internaute qui se "fatigue" à déchiffrer les lettres et les chiffres déformés.

Sons de trompette :- ) Microsoft vient à leur rescousse avec son projet Asirra ( pour Animal Species Image Recognition for Restricting Access, re-ouf) qui présente des images de chats et de chiens que l'internaute doit identifier avant de soumettre son formulaire.

Voilà qui vient mettre du piment dans un débat qui fait rage présentement parmi les blogueurs.

Le génie civil a ....

Le génie civil a beaucoup évolué au fil des âges mais les lois de la physique sont demeurés les mêmes.
Je ne me rappelle plus de qui mais ceux qui investissaient dans Nortel à la belle époque, auraient dû s'en rappeler.

lundi 19 mars 2007

Lecteurs de fils de syndication


Une fois terminé (si jamais il l'est), ce billet présentera une liste annotée de lecteurs de fils de syndication.


Applications Web
Google et Google Reader
Avec une page d'accueil personnalisée et l'utilisation d'un module RSS. Les onglets (jusqu'à 5 avec l'accueil) peuvent vous permettre de regrouper vos fils par thème.
>> Je l'ai testé : plus on a de fils, plus la page est lente à télécharger et à rafraîchir. Aucune fonctionnalité intéressante.

Netvibes

Bloglines

It's My News (permettrait de choisir parmi 50 000 sources principalement américaines)

Logiciels MAC
NetNewsWire : versions gratuite et payante (30 US$)
>> C'est celui que j'utilise et en suis devenu complètement accro.

mercredi 14 mars 2007

L'État des médias américains en 2007

Le Projet sur l'excellence journalistique vient de publier son rapport sur l'État des médias américains en 2007. Par ici pour télécharger la version pdf du résumé de ce rapport qui fait pas moins de 700 pages.

Voici "ma lecture" (qui se poursuivra, tout comme ce billet, au cours des prochains jours :-)

Les constats

  1. À l'exception des médias desservant des communautés culturelles, tous les autres sont en décroissance y compris les médias en ligne qui plafonnent.
  2. D'anciens ennemis - les journaux et les sites d'emplois - sont devenus des alliés dans leur bataille commune contre les sites gratuits et/ou communautaires de type Craigslist.
  3. Les médias tentent de se re-définir en tenant compte que leurs capacités financières ne sont plus ce qu'elles étaient. Certains privilégient l'hyper-régionnalisation, d'autres la presse d'opinions et la personnalisation ou encore l'implication de leurs vedettes. Les sites en ligne font quant à eux de plus en plus appel à leurs lecteurs pour créer du contenu. Les médias en général font plus la promotion des sujets/thèmes qu'ils couvrent et moins la manière dont ils les couvrent.
  4. Ce n'est pas tant que l'audience se fragmente et migre vers de nouveaux médias mais plutôt que le consommateur possède maintenant plus de pouvoirs sur l'information qu'il consomme.
  5. Le journalistes ont été lents à s'apercevoir que le public pouvait s'informer sans passer par eux alors que les gouvernements, les entreprises et les groupes de pression ont vite compris qu'ils pouvaient "faire passer" directement leurs messages, entre autres par les blogueurs "commandités".
Les tendances
  1. Les entreprises devront en faire plus pour trouver les réponses aux questions soulevées par cette période de décroissance.
  2. L'industrie devra trouver plus rapidement un nouveau modèle économique de développement.
  3. La question cruciale est de savoir si les investisseurs perçoivent l'industrie comme une en déclin ou comme un secteur émergent qui vit une transition.
  4. Plusieurs se demandent si l'entreprise publique, le modèle de propriété dominant pendant la dernière génération, est toujours appropriée en cette période de transition.
  5. La culture du Débat et de la confrontation fait de plus en plus place à une nouvelle approche celle de la Réponse, de l'implication, de l'explication.
  6. Les blogues auront eux aussi leurs scandales et leurs remises en questions à propos de l'intégrité et du traitement de l'information tandis que certains blogueurs pourraient commencer à en tirer des revenus.
  7. Même si les journalistes prennent le web plus au sérieux, il n'y a pas encore de modèles clairs sur comment faire du journalisme en ligne et certaines possibilités offertes par le web sont encore peu exploitées.
MAJ du 15 mars 2007
Analyse sectorielle des médias (pdf)

MAJ du 31 mars 2007
Les principales conclusions de l'analyse de 38 sites de médias :
  1. Les sites ont développé leur propre personnalité.
  2. L'accent est mis sur le développement d'une marque de commerce distinctive (contenus originaux, politique éditoriale) et la personnalisation (surtout au chapitre des canaux d'abonnement : RSS, baladodiffusion, cellulaire)
  3. Les journalistes n'exploitent pas l'hypertexte qui permet de donner accès aux documents originaux, à des pages d'informations complémentaires, etc.
  4. La participation (commentaires, ajout de contenus) n'est pas encouragée. Les journalistes considèrent encore les internautes comme des "consommateurs" et non des "prosommateurs".
  5. Les sites mettent l'accent sur seulement quelques-unes des possibilités offertes par le web (la personnalisation, la participation, le multi-média, l'analyse en profondeur)
MAJ du 20 avril 2007
Selon une étude de Burst Media, Internet sera la principale source d'informations des américains los de la prochaine campagne présidentielle.

Ce que j'ai pensé du débat des chefs

Voici en trois phrases courtes, ce que je retiens du débat d'hier :

  • Jean Charest : "Ce n'est pas de ma faute."
  • Mario Dumont : "PQ - PLQ, c'est du pareil au même sauf pour la constitution."
  • André Boisclair : "Répondez-moi, répondez-moi ..."
Sur la forme, j'ai bien aimé que les trois ne se coupent pas trop la parole (les chefs des partis fédéraux devraient en prendre bonne note) si bien que j'ai pu comprendre ce qu'ils disaient.

Félicitations et merci à Yves Williams pour sa liste de blogues/sites permettant de commenter en direct le débat. Et pour ceux/celles qui n'ont pas suivi le débat, les extraits disponibles sur le site de Radio-Canada ainsi que le débat entre Françoise David de Québec solidaire et Scott McKay du Parti Vert.

Aparté
Je ne voudrais pas, à ce moment-ci de notre vie collective très intense, jouer au rôle de belle-mère.

Lucien Bouchard refusant de commenter la campagne électorale.


MAJ du 16 mars 2007
Nous étions 1,7 millions de téléspectateurs. Par ici, pour la ventilation par réseau.

mardi 13 mars 2007

Le cybersquattage en hausse

L'OMPI a reçu l'an dernier 1823 plaintes pour «cybersquattage» (réserver un nom de domaine pour le revendre à son propriétaire légitime), soit une hausse de 25% par rapport à 2005, a révélé l'organe onusien dans un communiqué.

Depuis que l'OMPI a commencé à trancher ces types de litiges en 2000, l'institution a reçu plus de 10 000 plaintes, dont 2000 ont été réglées à l'amiable. Dans les autres cas, le plaignant a obtenu gain de cause dans 84% des affaires, selon le communiqué.

L'une des tactiques favorite des cybersquatteurs est de surveiller les dates d'expiration et de renouveller le nom de domaine dès qu'il devient disponible. Lire la section consacrée aux services mis en place par le Centre d'arbitrage et de médiation de l'OMPI pour le règlement des litiges relatifs aux noms de domaine. Un petit chiffrier Excel avec vos noms de domaine et leurs dates d'expiration peut vous éviter bien des désagréments.


MAJ du 14 mars 2007
Microsoft entend non seulement poursuivre les cybersquatteurs qui enregistrent des variantes de ses noms de domaine mais elle compte aussi exiger des dédommagements. Ainsi :

The company (Microsoft) has also reached a settlement in the UK with the Dyslexic Domain Company, a London-based business which was alleged to have registered more than 6,000 domain names, including several targeting Microsoft. Dyslexic Domain is to pay Microsoft £24,000 ($46,000), returning the profits it is estimated to have made from infringing domain names.

lundi 12 mars 2007

Ce que Simon, 18 ans, pense de la campagne électorale

Dans la série Opération 18-24 ans lancée par Mario Asselin, voici ce que Simon, 18 ans, pense de la campagne électorale :

Je trouve que les différents partis politiques passent plus de temps et dépensent plus d’argent sur les campagnes électorales que sur la politique elle-même. Ils passent leur temps à se « bitcher » , mais pendant ce temps-là, rien ne se fait. En plus, je ne pourrais même pas dire quelle est la différence entre les libéraux et l’ADQ. Selon moi, ils devraient tous se mettre ensemble et coopérer pour gérer le Québec, pas s’engueuler sur des niaiseries. L’union fait la force après tout. pourquoi ils nous montrent les photos des députés sur les pancartes ? S’il y a bien une chose qui devrait pas influencer mon choix, c’est bien ce que la personne a l’air, pourquoi ne pas mettre les positions, les valeurs et les choix du parti, parce que, je sais de quoi les députés ont l’air dans mon comté, mais je ne sais pas du tout la différence entre les idéologies des partis. Bref, j’ai l’impression, et je crois que je suis comme plusieurs jeunes, que voter, de toute façon, ça va rien changer, que peu importe qui gagne, ça va être la même chose.

dimanche 11 mars 2007

Faire de la politique autrement

Les sarcasmes ont fusé, le mois dernier, quand on a appris que Québec solidaire présentait deux candidats - un homme et une femme - dans la circonscription de Charlesbourg, à Québec. Déjà que le parti suscite des commentaires en n'ayant pas de chef, mais deux «porte-parole», Françoise David et Amir Khadir!

Félicitations à monsieur Dumais, à madame Sansfaçon et à Québec solidaire. On ne peut pas faire de la politique autrement en faisant exactement comme les autres.

Aparté
Je vous promets de revenir à Internet bientôt ;-)

samedi 10 mars 2007

Ce que Gentiane pense de la campagne électorale

À la suite de Louis qui nous a fait part de ses réflexions hier, voici le billet de Gentiane, 23 ans :

Mes temps libres sont rares et précieux. Ce que je connais de la politique me vient de la génération de mes parents, appris lors de discussion de partys, inutile de vous dire que c’est un gros cliché ! «La politique, au Québec, ça n’vaut pas cher ! » Des politiciens interchangeables, des partis qui se suivent et se ressemblent, des idées rarement nouvelles auxquelles il est ‘à la mode’ de croire ou pas, bref, bien peu de passion pour un sujet profond. Un portrait peu flatteur pour une jeune adulte qui a tant de choses excitantes sous les yeux, tant de sujets qui piquent ma curiosité. Il faudrait que la politique soit plus attirante, qu’elle me donne l’impression qu’elle a évoluée, qu’elle s’adresse à un public plus jeune et autrement, pour que j’ai envie de mettre le temps qu’il faut pour tout saisir, dans toute sa complexité. Bref, je crois que la politique québécoise aurait besoin d’une bonne campagne d’image ; rajeunissante et rafraîchissante, pour que je veuille m’impliquer, parce que je croirais enfin pouvoir faire la différence, voter pour un parti en qui j’ai confiance. En attendant, le 26 mars j’irai voter. Jadis, les femmes ne se sont-elles pas battues car elles voulaient, elles aussi, faire changer les choses ? C’est un peu ce que j’espère moi aussi en m’exprimant. Ha oui, le parti Bleue, c’était une blague, hein ?

Je vous invite aussi à lire les textes de Guillaume, 23 ans, et Vincent, 20 ans sur le blogue de Mario Asselin. Et tiens pourquoi pas, je lance l'invitation à André.

jeudi 8 mars 2007

Ce que Louis,24 ans, pense de la campagne électorale

Dans un commentaire à propos d'un billet de Michel Dumais sur les jeunes et la politique, Mario Asselin lançait l'invitation suivante :

Je suggère que chaque adulte de quarante ans et plus qui tient un blogue publie un billet écrit par un jeune qui a entre 18 et 24 ans sur ce qu’il pense de la campagne actuelle.

J'ai trouvé l'idée tout simplement merveilleuse. Je me suis cependant rendu compte que des jeunes de moins de 24 ans, je n'en connaissais pas tant que ça ! Tiens , tiens ...

Voici donc le billet de Louis, 24 ans :

Mon opinion de la politique…

Pour être entièrement franc, je crois avant tout que ça me dépasse... Je ne connais pas les programmes électoraux, je ne connais pas les noms de tous les candidats ou partis… Depuis 6 ans que j’ai le droit de vote que je ne l’ai exercé que deux fois, pour finalement suivre l’opinion politique de ma famille et amis proches…

Résumé en un seul mot : Désintérêt… Par manque de temps ? Par manque de motivation ? Par manque d’un sentiment de responsabilité civile ? Qui sait ? Appelez cela comme vous le voulez, voici ma situation : J’ai 24 ans, ma situation d’emploi a été précaire toute ma vie, elle est ma préoccupation première, juste avant celle de vivre… Je dispose d’à peine quelques heures de ma journée pour m’occuper de moi-même et mon environnement de vie. Suis-je le seul ? Ceci m’étonnerait au plus haut point…

J’y pense, je ne m’en fiche pas complètement : Je sens que c’est ma chance d’avoir un certain impact sur la société dans laquelle je vis, pour ne pas dire survivre, ou encore « sous-vivre »… Je ne sais tout simplement pas quelle décision prendre, parce que je n’ai tout simplement pas cherché à m’informer plus… Pourquoi ? D’abord, parce que je ne sais pas comment m’y prendre, mais plus encore… Parce que j’ai un sentiment de dégoût lorsque je vois un candidat taper sur un autre avec toute la fierté que lui apporte le sentiment d’avoir fait baissé l’opinion publique de ce dernier de quelques points… Celui-ci est homosexuel, l’autre, unijambiste, et celui-là, joueur de trombone ? Et alors? S’il est intelligent, dévoué, compétent, vertueux, j’achète !

Mon rêve ? Que la politique me semble plus vertueuse et orientée vers le peuple, qu’elle soit un domaine d’élites sérieux, et non une garderie ou les enfants se tiraillent et des bousculent pour avoir toute l’attention…

Ai-je manqué quelque chose ? Fort probable… De toute façon, les jeunes ont toujours caressé des rêves frôlant l’utopie… Voyez, je ne fais que confirmer la règle… Je rêve… Parce que je suis probablement endormi…

Désintérêt ? Manque à la responsabilité ? Précarité ? Dégoût…? Appelez ceci comme vous le voudrez bien, je me demande toujours comment un type tel que jean charrest, (J’espère sincèrement et de tout mon cœur que la seule faute d’orthographe, et volontaire, qui ait pu se glisser dans l’ensemble du présent commentaire, l’ait été envers le nom de cet être méprisable… De plus, notez, qu’en bon étudiant, j’ai appris à ne mettre des lettres majuscules qu’au début des phrases et des noms…propres…)

La seule fois dans ma vie où la politique a eu un effet direct sur ma vie, c’est lorsque ce clown, pour ne pas salir ce commentaire par la vue répétée de son nom, a inventé le drôle de mot « ré ingénierie » et a brisé les rêves d’un jeune homme débutant dans la fonction publique…

Mon opinion de la politique ? …Négatif…

MAJ du 10 mars 2007
La liste complète des billets 18-24 ans est maintenant publiée sur le blogue de Mario Asselin.

Une métho, c'est comme...

Une métho, c'est comme un livre de recettes. Si le livre faisait foi de tout, tous les restaurants seraient égaux.

Je ne sais plus qui l'a dit ou écrit mais elle m'est revenue en tête en pensant aux élections et aux stratégies utilisées par les partis.

lundi 5 mars 2007

Google, Adwords et PLQ

D'accord, d'accord et d'accord avec Yves Williams qui écrit sur son blogue à propos de l'achat des noms d'à peu près tous les candidats péquistes et adéquistes sur Google : " À mon sens, il s’agit là d’une pratique reposant sur un sens éthique douteux.".

Allons-y en coeur :

  1. La fin justifie les moyens.
  2. Parlez-en en bien, parlez-en en mal mais parlez-en.
  3. Si ce n'est pas interdit, c'est que c'est permis.
  4. L'important, c'est que ça marche.
N'oubliez pas de suivre le lien qu'il propose vers le billet d'Éric Baillargeon. Le PLQ aura fait les manchettes avec cette stratégie mais je ne suis pas certain que chaque clic lui aura rapporté un vote.

YouTube, radio-web et Radio-Canada

Les faits d'abord :

  1. Le 4 mars, Jean-MarcM publie sur YouTube un extrait d'une émission radio-web du candidat adéquiste, Jean-François Plante qui s'objecte au règlement sur l'équité salariale. Écoutez par vous-même, très édifiant....
  2. Lundi, le 5 mars à 16h00, j'écoute le télé-journal de Radio-Canada qui utilise le clip dans son bulletin mais ne mentionne pas que c'est Jean-MarcM qui l'a publié sur YouTube.
  3. Pendant ce temps, sur le site web de Radio-Canada, on publie la nouvelle "Jean-François Plante se rétracte" dans laquelle on ne fait aucune référence au clip de YouTube. On parle plutôt du "blogue personnel" de ce cher monsieur Plante.
  4. Heureusement, Sophie Hélène Lebeuf dans son blogue sur la campagne fournit tous les faits : clip sur YouTube, blogue audio mais pas le nom de Jean-MarcM.
Trois petites questions ensuite :
  1. Pourquoi la journaliste télé n'a-t-elle pas crû bon de nommer l'auteur du clip publié sur YouTube ?
  2. Pourquoi la nouvelle publiée sur le site web de Radio-Canada ne fait-elle aucune référence au clip, parle d'un blogue au lieu d'une radio-web et ne fait aucun hyperlien ?
  3. Pourquoi n'a-t-on pas diffusé le clip de Sophie Hélène Lebeuf à la télé ?
Et un "flashback" :
Voici deux interventions que j'ai entendues à l'occasion d'un atelier sur les blogues organisé dans le cadre du congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. Ce n'est pas le mot à mot, mais la nature des propos est intacte.
  1. "Pourquoi devrais-je citer le nom d'un blogueur dans mon topo ? C'est comme si je disais que je l'ai entendu de mon beau-frère pendant un souper."
  2. "Sur le web de Radio-Canada, nous ne pouvons publier aucune nouvelle à moins qu'elle n'ait d'abord été diffusée à la radio ou à la télé. Si nous avons un scoop, nous devons d'abord le passer à la salle des nouvelles et ce n'est qu'une fois qu'ils en ont parlé que nous pouvons reprendre la nouvelle."

dimanche 4 mars 2007

Exploit technologique ou intrusion potentielle ?

Pour démontrer la supériorité de sa technologie, Google a pris des photos en haute résolution de Sydney en janvier dernier. Les résultats sont renversants au point où la journaliste d'Écrans termine ainsi son texte :

Une chose est sûre, si ce procédé se généralise, on pourra très vite se demander où commence l’exploit technique et où s’arrête la vie privée.

(Merci à Julien pour l'info).

MAJ du 15 mars 2007
Google veut supprimer de sa base de données les informations collectées par les «cookies», ces programmes informatiques installés sur certaines pages Web et destinés à traquer les visites des internautes sur le net pour mieux cibler leur profil de consommateur.

Le groupe va également effacer certains éléments de l'adresse IP des internautes, coordonnées permettant d'identifier l'ordinateur de l'usager.

Les données collectées sur les recherches des internautes seront rendues anonymes au bout de 18 mois de présence dans la base de données de Google.

Le site préféré des jeunes américains de 17-25 ans

Facebook remporte la palme avec 69 % chez les femmes et 56 % chez les hommes. Les sites de réseautage ont vraiment la cote chez les jeunes.

vendredi 2 mars 2007

Le DGE précise les règles pour Internet

... la loi prévoit que certaines dépenses ne sont pas des dépenses électorales, par exemple, celles qui sont engagées pour la tenue de réunions (du genre « assemblées de cuisine »). Par analogie, étant entendu que chaque situation doit être évaluée en particulier, on peut considérer qu’un blogue pourrait être assimilé à une sorte de « réunion virtuelle » entre un certain nombre d’internautes. Dès lors, le blogue ne serait pas considéré comme une dépense électorale.

Par contre, un message diffusé sur Internet qui impliquerait de la conception, de la production et qui se rapprocherait d’une publicité, pourrait être considéré comme une dépense électorale, s’il favorise ou défavorise directement ou indirectement un candidat ou un parti durant la période électorale. Cela pourrait être le cas de documents vidéo qui seraient diffusés, par exemple, sur un portail comme You Tube. Chaque cas est particulier et doit être évalué à la pièce, étant entendu qu’il n’y a pas de dépense électorale si la création du message n’entraîne aucun coût ou un coût minimal.


Bravo pour la décision concernant les blogues et j'espère que, dans le cas des vidéos, on retiendra le critère des coûts minimes et non le fait qu'il s'agirait d'une publicité. Il me semble qu'il reste cependant encore un peu de ménage à faire. Ainsi, dans le même communiqué, le DGE déclare :

En vertu de la Loi électorale, un électeur ou un groupe d’électeurs ne possédant pas la personnalité morale peut faire ou engager des dépenses de publicité d’au plus 300 $ dans une circonscription.

Mais avec 300 $, je peux rejoindre la planète Internet ! À suivre donc...

jeudi 1 mars 2007

Les pages vues ... même avenir que les hits ?

Un financier, par exemple, même s'il passe toute la journée sur Yahoo! Finance, pourrait ne générer qu'une seule page vue, le contenu étant mis-à-jour sans que la page ait à être rafraichie. Ajax, RSS et la venue d'autres technologies similaires seraient responsables de ce fait.


Yahoo! et un de ses patrons, Peter Daboll, ancien de comScore Media Metrix(une firme spécialisée en mesure de l'audience) propose donc de revoir ce modèle. Non seulement la course aux pages vues serait dorénavant inadéquate, mais elle freinerait également la création de sites plus ergonomiques.

MAJ du 3 avril 2007
Il me semble qu'on a toujours plus porté attention au nombre de visites qu'à la durée de ces visites. Un grand nombre d'internautes qui ne font que "balayer" la page des yeux puis s'en vont, a-t-il plus de succès que moins d'internautes mais qui y restent plus longtemps ?

MAJ du 11 avril 2007

Et c'est justement ce que propose comScore :-)

MAJ du 20 avril 2007
Voir Les visites surévaluées de 150 %